02/12/2015 19:06
Barack Obama a plaidé mardi 1er décembre pour que la Russie rejoigne les Occidentaux dans la lutte contre leur "ennemi commun", l'organisation État islamique, en exhortant Moscou et Ankara à faire taire leur querelle provoquée par un incident aérien.
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Sur le terrain, Washington a décidé d'intensifier son déploiement de forces spéciales en Syrie et en Irak.

Les vives tensions entre Moscou viennent encore compliquer la lutte contre les jihadistes de l'EI et un éventuel règlement diplomatique du conflit syrien relancé à Vienne depuis un mois.

Les présidents turc, Recep Tayyip Erdogan, et américain Barack Obama, le 1er décembre à Paris. Photo : AFP/VNA/CVN

Le président américain Barack Obama a exhorté les deux parties à "travailler à réduire les tensions".

"Comme je l'ai dit à M. Erdogan, nous avons tous un ennemi commun et c'est l'EI. Je veux être certain que nous nous concentrons sur cette menace et sur la nécessité de trouver une forme de solution politique en Syrie", a expliqué M. Obama.

Les tensions entre Moscou et Ankara mettent à mal le projet de coalition unique en Syrie contre l'EI, porté par le président français François Hollande depuis les attentats de Paris.

M. Obama a lui jugé "possible au cours des prochains mois (...) un changement dans les calculs des Russes" : "La Russie va finir par reconnaître que la menace que le groupe État islamique pose à son pays est plus importante et qu'ils doivent s'aligner sur ceux qui combattent l'EI", a-t-il estimé.

Les États-Unis ont affirmé mardi 1er décembre être "prêts à renforcer" la cinquantaine de soldats des forces spéciales envoyés dans le Nord de la Syrie et ont annoncé qu'ils déployaient une unité de forces spéciales en Irak pour des raids contre l'EI.

Aider la Turquie

Pendant ce temps, les échanges peu amènes entre ces anciens partenaires privilégiés que sont la Turquie et la Russie se sont poursuivis.

Les présidents russe Vladimir Poutine et américain Barack Obama, le 30 novembre au Bourget. Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous devrions nous asseoir à une table et discuter de ce que nous pourrions faire plutôt que de lancer des accusations sans fondement", a plaidé le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, en référence à la violente charge lancée par Vladimir Poutine lundi soir 30 novembre.

Selon le président russe, le pétrole produit par l'EI, qui représente l'une des principales sources de financement du groupe jihadiste, est "acheminé massivement, de manière industrielle, vers la Turquie".

"Nous avons toutes les raisons de penser que la décision d'abattre notre avion a été dictée par la volonté de protéger ces chemins d'acheminement de pétrole vers le territoire turc", a-t-il accusé.

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a promis dans les prochaines semaines "des mesures supplémentaires pour assurer la sécurité de la Turquie" en renforçant notamment ses capacités de défense antiaérienne.

Mercredi 2 décembre, les 28 membres de l'OTAN devraient inviter le Monténégro à rejoindre l'Alliance, ce qui promet une nouvelle pomme de discorde avec Moscou qui voit là un empiètement sur sa sphère d'influence dans les Balkans.

AFP/VNA/CVN




 
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