05/09/2015 16:15
Fragilisée par 3 défaites en 4 rencontres, l'équipe de France a relevé la tête en s'imposant sur la pelouse du Portugal grâce à Mathieu Valbuena en fin de partie (1-0), le 4 septembre à Lisbonne en match amical mais a rapidement perdu Nabil Fekir, sorti sur blessure.
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L'attaquant des Bleus Mathieu Valbuena marque sur coup franc l'unique but du match contre le Portugal, le 4 septembre à Lisbonne.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les dernières sorties du prochain hôte du Championnat d'Europe, avec notamment des revers face au Brésil (3-1), la Belgique (4-3) et l'Albanie (1-0), avaient laissé une telle impression de régression que ce succès chez l'une des puissances du continent, menée par la superstar Cristiano Ronaldo, est un véritable soulagement.

Un nouveau revers aurait forcément plongé les Bleus dans la crise et la sinistrose, jetant un sérieux voile sur leurs réelles capacités à être à la hauteur du grand rendez-vous de l'Euro en juin.

Mais les Bleus ont retrouvé au bon moment l'allant et l'élan de 2014, marqué par une place en quart de finale du Mondial et des victoires de prestige contre l'Espagne (1-0) et le Portugal (2-1), tout en renouant avec une grosse solidité défensive.

Le sourire de Didier Deschamps après la victoire de l'équipe de France sur le Portugal à Lisbonne, le 4 septembre. Photo : AFP/VNA/CVN

Deschamps peut dire un grand merci à Valbuena, auteur du but libérateur (85e), son 8e en 49 sélections. Relégué pour une fois sur le banc et victime de la promotion soudaine de Fekir, le nouveau joueur de Lyon a trouvé l'ouverture sur un magnifique coup franc en pleine lucarne, chassant les doutes et le scepticisme qui pointaient leur nez à dix mois de l'Euro.

Sursaut

Le Portugal, qui n'a plus battu les Bleus depuis 1975, a été victime du sursaut de tout un groupe et les contre-performances des derniers mois sont désormais à classer au rayon accidents.

Outre la victoire, Deschamps aura également noté l'efficacité de sa défense. Les 8 buts encaissés en 4 matches avaient fait tâche au moment de boucler la saison 2014-15 et le sélectionneur attendait au moins une réaction dans ce secteur-clé. Il a été servi, même si en n'alignant au coup d'envoi que deux joueurs à vocation offensive (Benzema, Fekir), le contraire aurait été assez fâcheux.

En l'absence de Mamadou Sakho, non retenu faute de temps de jeu à Liverpool, la charnière Varane-Koscielny a bien résisté à l'attaque portugaise et notamment aux provocations de CR7, toujours sans but cette saison et qui ne s'est fait remarquer que sur un coup franc lointain (40e).

Plus globalement, le succès français ne se discute pas, les occasions les plus franches ayant été françaises avec, outre le but de Valbuena, deux face-à-face manqués par Blaise Matuidi (30e) et Antoine Griezmann (49e), l'attaquant le plus saignant aux côtés d'un Karim Benzema bien muselé par son coéquipier au Real Madrid Pepe.

Anthony Martial (No20) et ses coéquipiers savourent la victoire contre le Portugal à Lisbonne, le 4 septembre. Photo : AFP/VNA/CVN

Les plans du sélectionneur ont pourtant été totalement chamboulés avec la blessure au genou de Fekir et sa sortie dès la 13e minute de jeu. Le patron des Bleus souhaitait voir à l'oeuvre la dernière petite merveille lyonnaise, auteur d'un triplé retentissant samedi en Ligue 1 à Caen (4-0) et l'associer en pointe à Benzema pour sa première titularisation.

Mais la 5e cape de Fekir a tourné court et Deschamps devra repousser cet essai à plus tard.

La première de Martial

Paradoxalement, la France n'a pas perdu au change avec l'entrée de Griezmann, de loin le Bleu le plus dangereux. À croire que l'attaquant de l'Atletico Madrid, guère rayonnant en équipe de France ces derniers mois, n'est à l'aise qu'en démarrant en cours de jeu.

Pour son retour en sélection après un forfait en juin sur blessure, Benzema n'a, en revanche, pas réellement pesé, ratant une belle occasion dans la surface (54e) avant un beau coup franc détourné en corner par Rui Patricio, le gardien portugais (70e).

Il était alors temps de lancer l'homme qui vaut 80 millions d'euros, Anthony Martial. Le néo-Mancunien, qui a surtout fait parler de lui en raison de son transfert astronomique, a connu sa première sélection en remplaçant Benzema (72e). Mais c'est Valbuena qui s'est mué en héros. Deschamps peut souffler.
 
AFP/VNA/CVN


 
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