21/05/2015 15:25
«La Mer Orientale, perspectives du point de vue du droit et de l’histoire» a été le thème d’un colloque tenu le 20 mai à Bruxelles (Belgique).
>>Colloque sur les nouvelles tensions en Mer Orientale à Paris

L’événement a été organisé par l’ambassade des Philippines à Bruxelles et l’Institut Egmont, Institut royal des relations internationales, un «think tank », indépendant basé à Bruxelles dont les travaux de recherche interdisciplinaires sont conduits dans un esprit de totale liberté académique. L’intervenant principal du colloque était M. Antonio T. Carpio, juge à la Cour suprême des Philippines.

Colloque intitulé «La Mer Orientale, perspectives du point de vue du droit et de l’histoire», le 20 mai à Bruxelles (Belgique). Huong Giang/VNA/CVN

L’intervenant Antonio T. Carpio a analysé les litiges actuels en Mer Orientale sur la base des trois catégories de documents que sont les documents historiques et anciennes cartes, les textes officiels et déclarations des gouvernements concernés, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 (UNCLOS) et sa mise en œuvre. Toutes ces preuves ont montré que les revendications chinoises sur la souveraineté en Mer Orientale ne disposent pas suffisamment de bases juridiques.

Selon les documents mentionnés par le juge de la Cour suprême des Philippines, la revendication chinoise sur la "ligne des neuf tronçons" n’est pas liée par l’observation de règles, c’est un choix arbitraire.

Concernant l’interdiction récente de la Chine de pêcher en Mer Orientale, M. Erik Franckx, professeur à l’Université Libre de Bruxelles, membre de la Cour permanente d’arbitrage, a dit que la Chine expliquait son interdiction de pêche par la protection des ressources naturelles dans cette région. Cependant, c’est la région maritime en litige et les pays littoraux ont tous leurs droits d’y exploiter les produits halieutiques. Ainsi, la raison mentionnée par la Chine n’est pas pertinente, provoque des tensions dans la région et n'a pas d’effets positifs dans la protection des ressources naturelles.

Lors d’un échange avec le correspondant de l’Agence vietnamienne d’Information à Bruxelles, M. Baron de Grand Ry, consul honoraire du Vietnam en Belgique, a souligné que tous les pays littoraux dont le Vietnam avaient des intérêts en Mer Orientale. Les pêcheurs vietnamiens ont le droit d’exécuter la pêche hauturière dans cette région maritime. Le consul honoraire du Vietnam a considéré que le Vietnam et les pays concernés pouvaient adopter un accord diplomatique avec la Chine pour éviter tous conflits. D’autre part, le Vietnam a le droit d’exploiter le pétrole brut et le gaz en haute mer.

Le 20 mai, le site Euro Presse Image a présenté un article sur un colloque concernant les "Nouvelles tensions en Mer Orientale" organisé le 18 mai à Paris par l'Institut français des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) et la Fondation Gabriel Péri. L’article a présenté les récentes évolutions en Mer Orientale depuis 2014 dont la déclaration unilatérale de la Chine sur la zone d’identification de défense aérienne dans la région maritime en litige avec le Japon, l’installation de la plate-forme de forage Haiyang Shiyou-981 dans la zone économique exclusive du Vietnam. Ces agissements provoquent des tensions et aboutissent au renforcement de la capacité militaire des pays régionaux pour protester contre les revendications chinoises. Pour conclure, l’auteur de l’article a cité l’estimation de M. Vassily Kashin, spécialiste en militaire au Centre d’analyses des stratégies et des technologies de Moscou : les tensions en Mer Orientale sont l'une des questions mondiales les plus complexes, qui risque de se transformer en «bombe» et générer d'autres conflits.
 
VNA/CVN







 
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