11/07/2017 11:12
Les pourparlers de paix sur la Syrie ont repris lundi 10 juillet à Genève sous la houlette de l'ONU, avec l'espoir de réaliser "certaines avancées" alors que le conflit ravage le pays depuis six ans.

>>Syrie : une cinquième session de pourparlers s'ouvre à Astana
 

Poignée de mains entre Staffan de Mistura (droite), envoyé spécial de l'ONU en charge du dossier syrien et Bachar al-Jaafari (gauche), ambassadeur syrien aux Nations Unies, le 10 juillet à Genève. Photo : AFP/VNA/CVN


"Nous n'attendons pas une percée (...) mais certaines avancées, oui", a déclaré aux médias Staffan de Mistura, l'envoyé spécial de l'ONU en charge du dossier syrien, qui s'évertue depuis des années à trouver une solution à la crise syrienne.

S'exprimant lors d'une conférence de presse à l'issue de la première journée de discussions, le diplomate italo-suédois a jugé que "les possibilités de progrès sont plus élevées que dans le passé". "Les astres commencent à être favorables", a-t-il déclaré.

"Nous assistons peut-être à une phase de simplification du conflit le plus complexe qui existe actuellement", a-t-il ajouté, mentionnant l'accord russo-américain sur un cessez-le-feu dans le sud de la Syrie et la victoire sur le groupe État islamique (EI) à Mossoul en Irak, alors qu'au même moment les forces antijihadistes tentent de reprendre Raqa à l'EI.

Il a espéré que cette "simplification" du conflit aboutisse à une "désescalade", suivie d'une "stabilisation" de la situation après la reconquête attendue de Raqa, principal bastion de l'EI en Syrie.

Le round, qui devrait se tenir jusqu'au 14 juillet, a commencé lundi dans la matinée par une rencontre entre M. de Mistura et la délégation du gouvernement syrien. Le médiateur de l'ONU a ensuite rencontré, lors d'un même déjeuner de travail, les différents représentants de l'opposition, dont ceux du Haut Comité syrien pour les Négociations (HCN).

 

Le recul du groupe Etat islamique en Syrie et Irak. Photo : AFP/VNA/CVN


Les négociations de Genève sont de plus en plus éclipsées par des discussions à Astana, au Kazakhstan, qui sont chapeautées par la Russie et l'Iran, alliés de Damas, ainsi que la Turquie, soutien de la rébellion.

Et dimanche, le cessez-le-feu négocié par les États-Unis, qui soutiennent certains rebelles, la Russie et la Jordanie, est entré en vigueur dans le sud de la Syrie (provinces de Soueida, Deraa et Qouneitra), là encore hors du cadre de Genève. Cet accord a "de fortes possibilités de devenir une vraie réalité sur le terrain", a déclaré M. de Mistura, soulignant qu'il pourrait notamment "aider à réduire la tension dans une zone qui commençait à être tendue".

Il a espéré qu'"un accord sera conclu dès que possible" pour les autres zones qui ont fait l'objet de discussions à Astana car "cela pourra représenter un soutien significatif au processus politique".

Cette guerre syrienne a fait depuis 2011 plus de 320.000 morts et jeté sur les routes plus de la moitié de la population.

Les discussions de Genève sont axées sur quatre points: la rédaction d'une nouvelle Constitution, la gouvernance - terme flou pour évoquer une transition politique -, la tenue d'élections et la lutte contre le terrorisme.

AFP/VNA/CVN


 

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