27/07/2017 10:14
L'Alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par les États-Unis a chassé le groupe État islamique (EI) de la moitié de son bastion syrien de Raqa, moins de deux mois après y être entrée, a annoncé mercredi 26 juillet une ONG, selon laquelle 29 civils ont été tués dans des frappes aériennes de la coalition.
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"Les Forces démocratiques syriennes (FDS) contrôlent maintenant 50% de la ville de Raqa malgré la farouche résistance de l'EI", a affirmé le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Les FDS ont déclenché il y a huit mois une offensive en vue de s'emparer de Raqa où elles ont pénétré le 6 juin, pris le contrôle de plusieurs quartiers et se rapprochent du centre-ville. Cette opération est appuyée par les avions de la coalition internationale combattant les jihadistes, menée par les États-Unis, tandis que des membres des forces spéciales américaines apportent leur aide aux FDS dans cette ville du Nord de la Syrie.

Mercredi 26 juillet, 29 civils, dont "au moins huit enfants", ont été tués dans une série de frappes aériennes de la coalition contre Raqa, selon M. Rahmane. Les jihadistes opposent quant à eux une farouche résistance, ayant notamment recours à des bombes, des engins piégés et des drones munis de charges explosives.

"Beaucoup à faire" 

Ils s'en prennent également aux civils pris au piège des combats, menaçant ceux qui tentent de fuir Raqa. Mi-juillet, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) affirmait que les réserves d'eau, de médicaments et d'autres produits de première nécessité s'amenuisaient dans la cité. La situation humanitaire "se détériore rapidement", avait-il mis en garde.

Bombardements sur la ligne de front à l'Ouest de Raqa en Syrie, le 15 juillet.
Photo : AFP/VNA/CVN

La coalition antijihadistes aura "beaucoup à faire" en Syrie même lorsqu'elle aura chassé l'EI de Raqa, a reconnu dimanche 23 juillet son commandant en second, le général Rupert Jones, à l'occasion d'un déplacement à Aïn Issa, une ville de la province de Raqa. Selon les Nations unies, il reste encore entre 20.000 et 50.000 civils pris au piège à Raqa. L'EI s'était emparé de cette cité en 2014 et contrôle une bonne partie de la province du même nom.

À Raqa même, l'organisation jihadiste a multiplié les exactions, procédant à de nombreuses décapitations, exécutions massives, viols, rapts, opérations de "nettoyage" ethnique. Elle a fait lapider des femmes soupçonnées d'adultère et infligé des morts atroces à des homosexuels. Ce groupe ultraradical, qui a revendiqué de nombreux attentats en Europe, est également présent dans l'Irak voisin, où il est cependant sur le déclin.

Combats près de Damas 

Par ailleurs, des affrontements et des bombardements aériens ont secoué dans la nuit de mardi 25 juillet à mercredi 26 juillet une enclave rebelle proche de Damas malgré une trêve annoncée, a également affirmé l'OSDH.

La région de la Ghouta orientale, l'un des derniers bastions des opposés au président syrien Bachar al-Assad, est théoriquement concernée par un accord sur des "zones de désescalade" conclu en mai entre la Turquie, soutien des insurgés, et la Russie et l'Iran, alliés du régime.

L'armée syrienne avait assuré le 22 juillet qu'elle ne menait plus de combats dans certaines "zones" de la Ghouta orientale, quelques heures après que Moscou eut fait état d'un accord pour sécuriser ce site. Le conflit syrien a fait plus de 330.000 morts et des millions de personnes ont dû être déplacées depuis mars 2011.

Déclenché par la répression de manifestations en faveur de la démocratie, il s'est complexifié avec l'implication de différents acteurs régionaux et internationaux ainsi que des groupes jihadistes sur un territoire morcelé.

AFP/VNA/CVN

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