08/04/2017 07:10
Ces dernières années, de nombreux investisseurs étrangers sont venus au Vietnam pour profiter des opportunités qu’offrent ou offriront les accords de libre-échange, notamment dans le secteur agricole.
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Fin septembre 2016, le Vietnam recensait 518 projets d’investis-sement direct étranger (IDE) dans son secteur agricole lato sensu, en ce compris la sylviculture et l’aquaculture. Ceux-ci, cumulant 3,54 milliards de dollars de capitaux enregistrés, représentent 2,4% des projets et 1,2% de l’IDE au niveau national et tous secteurs économiques confondus. L’envergure moyenne d’un projet dans le secteur agricole est d’environ 6,7 millions de dollars.

Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural met en oeuvre des politiques d’incitation à l’investissement dans l’agriculture. 
Photo : Vu Sinh/VNA/CVN

De fait, la participation de l’investissement étranger dans l’agriculture reste modeste par rapport aux potentiels de ce secteur. En outre, la répartition de l’investissement n’est pas homogène, concernant surtout la transformation du bois et des produits sylvicoles, l’élevage et la production d’aliments pour animaux, les autres segments, en particulier l’industrie agroalimentaire, étant encore ignorés. Selon l’objectif initial, l’IDE dans le secteur agricole devrait atteindre 4,5 milliards de dollars d’ici à 2020, et 6 milliards en 2030.

Selon le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (MADR), l’IDE dans ce secteur a eu des effets positifs en termes de financement comme de transfert de technologies au service du développement agricole et, plus généralement, des zones rurales. L’IDE permet à l’agriculture vietnamienne d’améliorer sa productivité, ainsi que la qualité, la compétitivité et la valeur ajoutée de ses produits, et donc, de développer ses exportations. Ledit ministère a souligné quatre segments prioritaires que sont la production et le développement de variétés animales et végétales, la fabrication de produits auxiliaires pour générer une plus forte valeur ajoutée, la transformation profonde des produits agricoles, forestiers et halieutiques pour fournir des matières premières ou pour l’export, ainsi que la production de médicaments vétérinaires et la protection des végétaux.

Les entreprises étrangères qui investissent dans ces segments bénéficient de privilèges conséquents : exonérations fiscales, notamment au titre de la loi sur l’impôt sur le revenu des entreprises, des taxes d’export et d’import prévues par le texte précité, mais aussi des taxes d’import-export de droit commun, outre une exemption des redevances d’occupation foncière et des taxes foncières.

L’agriculture high-tech séduit les Japonais

Selon Trân Kim Long, chef du Département de la coopération internationale du MADR, «l’agriculture de hautes technologies suscite l’intérêt des investisseurs japonais et sud-coréens. Ceux-ci sont très intéressés par l’application de technologies avancées dans le développement de la chaîne de valeur des produits agricoles, afin de produire des marchandises de haute qualité et à haute valeur ajoutée. De nombreuses entreprises étrangères sont venues travailler avec le MADR pour évaluer les possibilités d’investissement. C’est un bon signe».

Les entreprises japonaises sont de plus en plus nombreuses à venir au Vietnam car elles y trouvent des opportunités d’investissement dans l’agriculture.
Photo : Vu Sinh/VNA/CVN

Le groupe japonais Showa Denko a décidé de consacrer un million de dollars à un projet de légumes frais dans la province de Hà Nam (Nord) employant les technologies LED. Auparavant, un autre groupe japonais, ISE Food, a exprimé le souhait de coopérer avec Hô Chi Minh-Ville pour le transfert de technologies dans l’élevage de poules pondeuses. Le succès de certains modèles comme le «village miracle japonais», un joint-venture vietnamo-japonais, ou la production de fleurs de la société Jardin, a encouragé de nombreux investisseurs japonais à placer leurs capitaux au Vietnam. La société OTA Kaki coopère avec la province de Lâm Dông (hauts plateaux du Centre) dans la mise en oeuvre d’un projet de culture et de développement d’horticulture high-tech. Représentant un investissement de 820.000 dollars, le projet de développement des tomates de haute qualité de la société Nikko Foods se déploie dans la province de Lâm Dông.

Selon Hiroshi Chishima, chef adjoint du Bureau de représentation de l’Organisation japonaise du commerce extérieur (JETRO) au Vietnam, actuellement, le volume de capitaux japonais investis dans le secteur agricole au Vietnam est modeste. «Les problèmes fonciers et les formalités administratives sont de grands défis à relever», a-t-il précisé. Néanmoins, de nombreux investisseurs se sont déclarés satisfaits de l’environnement des affaires au Vietnam et souhaitent y investir dans un futur proche. «Si le Vietnam peut régler efficacement ces difficultés de foncier et de formalités administratives, je pense que l’agriculture vietnamienne pourra attirer davantage d’investissements japonais», a assuré Hiroshi Chishima.

Thê Linh/CVN




 
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