13/05/2015 14:51
La Grèce et ses créanciers progressent lentement vers un compromis mais les finances se tarissent, poussant Athènes à puiser dans un compte spécial pour rembourser le FMI et le ministre des Finances à sonner l'alarme sur l'épuisement des liquidités.
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Dans la partie en cours depuis fin février entre la Grèce et ses créanciers, UE et FMI, pour le déblocage des prêts, les experts peinent à poser sur la situation des caisses de l'État, un diagnostic, déjà brouillé par les jeux de communication de part et d'autre.

Un magasin dans une rue d'Athènes, le 26 avril.
Photo : AFP/VNA/CVN

 Deux voyants rouges viennent de s'allumer : le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, a averti lundi 11 mai au sortir d'une réunion avec ses homologues de la zone euro, que le pays risquait d'être à court de liquidités d'ici "deux semaines".
 
Et la Grèce a dû recourir à un compte spécial de la Banque de Grèce (BdG), une réserve imposée par le FMI à ses membres, pour rembourser 600 des 750 millions d'euros de prêt dus à l'institution de Washington qui a confirmé mardi 12 mai le paiement. Un recours à ce compte n'est pas totalement une première mais jamais pour des montants de cette importance, selon la BdG.
 
Le jeu de pression
 
Pour autant, "il ne faut pas donner trop d'importance aux alertes sur les finances de l'État", veut croire Panayotis Pétrakis, professeur de l'Économie à l'université d'Athènes.
 
"Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de problème mais le jeu de pression est clair", assure-t-il.
 
Athènes ne cesse de répéter qu'il ne fait pas de chantage tout comme il refuse d'être l'objet d'un chantage au défaut de paiement.
 
La Grèce "a fait le plus de pas possibles vers ses partenaires européens en respectant le cadre de fonctionnement de la zone euro; maintenant c'est le tour des partenaires de faire les pas adéquats pour prouver leur respect au verdict des peuples dans le cadre européen", a indiqué le Premier ministre grec Alexis Tsipras lors d'une réunion du gouvernement mardi soir 12 mai.
 
Tous ces avertissements "font clairement partie de la négociation", estime Frédéric Ducrozet, économiste chez Crédit Agricole. "Car quand il y a de l'argent pour rembourser les créanciers, il n'y a pas d'accord, on l'a encore vu lors de l'Eurogroupe de lundi 11 mai".
 
Le prochain remboursement important de la Grèce interviendra le 5 juin, avec un dû de 302,5 millions d'euros au FMI, suivi de quatre versements entre 340 et 567 millions jusqu'au 19 juin.
 
AFP/VNA/CVN
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