30/09/2015 10:06
C'est la première rencontre à ce niveau sur le sol américain depuis la révolution cubaine : Barack Obama et Raul Castro se sont retrouvés le 29 septembre à New York, neuf mois après avoir entamé un rapprochement historique.
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Tout sourire, les deux présidents ont échangé une poignée de main chaleureuse au début de leur entretien en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. L'image était forte.

Cette rencontre présidentielle, dans une atmosphère "respectueuse et constructive" selon la délégation cubaine, est la deuxième après celle d'avril à Panama, qui a marqué une rupture après un demi-siècle de tensions.

Barack Obama, (droite) et Raul Castro se serrent la main lors d'une rencontre bilatérale en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York, le 29 septembre. Photo : AFP/VNA/CVN

Les deux pays, séparés seulement par les 150 km du détroit de Floride, ont rétabli leurs relations diplomatiques en juillet.

À la tribune de l'ONU, le président cubain a réclamé la levée de l'embargo économique américain qui frappe son pays depuis plus de 50 ans, faisant notamment valoir qu'il nuisait aussi "aux intérêts des citoyens et des entreprises américains".

Mais face à l'opposition du Congrès, dominé par les républicains, à toute levée de l'embargo, La Havane appelle M. Obama à accélérer l'assouplissement des restrictions et à vider, de facto, la loi d'une grande partie de sa substance.

"Les décisions prises à ce jour par le président américain sont de portée très limitée", a jugé le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez, à l'issue de la rencontre entre les deux dirigeants, jugeant que M. Obama avait le pouvoir de "modifier de nombreux éléments dans l'application de l'embargo".

L'une des mesures très attendues par Cuba serait l'autorisation pour tous les Américains de voyager à Cuba. "J'espère que les citoyens des États-Unis pourront bientôt profiter de cette liberté", a déclaré le chef de la diplomatie cubaine.

Mi-septembre, le Trésor américain a supprimé les limites imposées sur le montant des transferts de fonds de la diaspora cubaine vers leur île.

"Accueil très chaleureux"

Après la rencontre, la Maison Blanche a souligné son attachement à la poursuite des réformes à Cuba. MM.Obama et Castro ont notamment évoqué la récente visite du pape François, qui a contribué au rapprochement entre les deux pays.

La délégation cubaine a semble-t-il apprécié les signes d'ouverture comme son séjour new-yorkais.

"Le président a reçu un accueil très chaleureux", a indiqué le chef de la diplomatie cubaine, évoquant les rencontres avec le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, le maire de la ville Bill de Blasio ou encore l’ancien président Bill Clinton, tous les trois démocrates.
 
AFP/VNA/CVN

 
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