10/01/2016 08:41
Il y a un an, Nguyên Huy Tiên, responsable de la discipline golf de Hanoi, lançait des cours gratuits au profit des enfants hanoïens et saïgonnais. Quelques entraîneurs étrangers et propriétaires de terrains de golf se sont fait l’écho de ce programme.
>>Le croquet, ce «golf populaire»

Des élèves sur le practice.  Photo : CTV/CVN

Wilson Churchill disait : «Le golf est un jeu dont l’objectif est de frapper une très petite balle dans un trou encore plus petit avec des armes singulièrement mal conçues pour le faire». Le golf est aussi considéré, à juste titre, comme un sport de riches. En effet, le droit d’accès au parcours oscille généralement entre 1 et 3 millions de dôngs la demi-journée, sans compter les frais d’équipement ou ceux pour s’attacher les services d’un coach...

Au Vietnam comme dans nombre de pays, le football et la natation sont les sports les plus pratiqués par les enfants, notamment durant les vacances scolaires. Le golf reste - pour les raisons évoquées précédemment - très marginal, les parents devant débourser environ 60 dollars (1,3 million de dôngs) pour une séance d’entraînement. Pas idéal lorsque l’objectif est de développer le golf vietnamien professionnel.

De ce constat, Nguyên Huy Tiên, responsable de la discipline golf de Hanoi relevant du Service municipal de la culture, des sports et du tourisme, a mis sur pied, il y a un an, le programme d’enseignement gratuit de ce sport aux élèves de la capitale et ensuite à Hô Chi Minh-Ville. Un projet rendu possible grâce au soutien des instances sportives de Hanoi. Nguyên Huy Tiên est donc parti convaincre des propriétaires de terrains de golf et des entraîneurs étrangers à appuyer son idée. Pari réussi.

Les joies de la petite balle blanche

Alors que la promotion du programme ne s’est faite que par le biais du réseau social Facebook, des centaines de parents dans toute la capitale et sa banlieue se sont rués sur la liste d’inscription. La première classe a débuté en novembre 2014, au terrain de golf FLC Golfnet 2, dans l’arrondissement de Nam Tu Liêm, à Hanoi. Quinze élèves, âgés de 10 à 12 ans, ont eu la chance d’y participer. Leurs professeurs : le spécialiste australien Brendan Chatham et le golfeur Nguyên Thai Duong. Tous les frais étaient gratuits, à l’exception de la location des balles, soit moins de 100.000 dôngs par mois et par élève. En un mot : dérisoire.

Le professeur Brendan Chatham enseigne à des enfants l’art de «putter».
Photo : CTV/CVN

Chaque dimanche, de 09h00 à 10h30, les 15 enfants ont pu appréhender les bases de ce sport ô combien technique, dans un cadre idyllique. Certains parents, venant parfois de loin, n’ont pas hésité à faire chaque semaine le trajet pour emmener leurs enfants sur place.

Pour le moment à Hanoi, Brendan Chatham a dirigé deux classes, chacune étalée sur deux mois. L’optique est de promouvoir le golf en suscitant la passion du «swing» chez les petits Hanoïens avec, pourquoi pas, une révélation au bout du compte.

Comme mentionné plus haut, ce programme a aussi été lancé dans la mégapole du Sud, au terrain de golf sis rue Huynh Tân Phat, dans le 7e arrondissement. Les cours sont dispensés par l’Américain Robert Bicknell, ancien coach de la sélection nationale de golf du Vietnam.

La cellule de détection est en place

Cette initiative est très bien accueillie dans le microcosme du golf vietnamien. De nombreuses voix s’élèvent pour demander à ce que ce modèle soit étendu à tout le pays avec l’intervention des instances sportives nationales et de l’Association vietnamienne de golf.

«Dès trois ans, les enfants peuvent commencer à se familiariser avec le golf de manière ludique. À six ans, ils peuvent apprendre à bien utiliser le putter et à frapper, diriger avec précision la balle. À 10-12 ans, ils peuvent commencer les cours professionnels. Au-delà de cela, la pratique des sports en plein air favorise le développement physique des enfants», informe Robert Bicknell.

En plus de ces cours gratuits, des classes avancées ont été ouvertes. Des classes de haut niveau destinées aux enfants qui ont des dispositions pour le golf, dans l’espoir de les voir devenir, un jour, golfeurs professionnels. Chaque cours organisé par Nguyên Huy Tiên est facturé environ 4 millions dôngs par mois, contre 12 millions dôngs normalement. Et les enfants qui y participent s’entraînent dans des conditions similaires à celles des golfeurs professionnels. Ne reste plus qu’à attendre quelques années pour juger du résultat. 
 
Ngoc Yên/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Chuông, le village qui préserve la quintessence du nón

Côn Dao dans le top 4 des paradis d’Asie du Sud-Est en devenir Le journal South China Morning Post (SCMP) vient de publier un article louant la beauté de quatre destinations considérées comme des bijoux peu connus en Asie du Sud-Est. Des endroits qui ont conservé leur tranquillité et leur beauté, ce qui est extrêmement rare dans les destinations touristiques populaires.