23/07/2017 16:19
D'habitude, dormir chez un hôte AirBnB a un prix. Mais, depuis un mois, des hôtes se proposent pour héberger gratuitement des réfugiés en France.

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Le réfugié camerounais Emilien Atanga, 24 ans, a trouvé à se loger chez et Joël Elbaz à Paris le 18 juillet 2017. Photo : AFP/VNA/CVN 


Depuis le 20 juin, la société américaine AirBnB permet à des hôtes de mettre gratuitement à disposition des chambres pour héberger des demandeurs d'asile et des réfugiés en France, grâce à sa plateforme "Open Homes". Et ce avec l'appui d'associations françaises d'aide aux réfugiés comme Singa, ELAN Samu Social, JRS France et Réfugiés Bienvenue.

"Au début, j'étais un peu sceptique", se souvient Nadège Letellier, responsable au sein d'ELAN. "Être hôte AirBnB est normalement un moyen de se faire de l'argent mais je me suis dit: +on peut essayer+".

Open Homes compte à ce jour 600 annonces dans 260 communes, faisant de la France le premier pays européen en termes d'inscrits, se félicite le directeur d'AirBnB France, Emmanuel Marill. Pour proposer une chambre, il faut remplir un formulaire semblable à celui de la location payante, en indiquant le type de logement (chambre, yourte, tipi...) ou de couchage (lit double, canapé-lit, hamac...). "Peu importe que ce soit une maison, une péniche ou quelque chose d'encore plus atypique, du moment que l'hôte est accueillant", estime M. Marill.

Les associations veulent toutefois visiter les logements avant de les sélectionner. "On considère une chambre à partir de 9 mètres carrés", précise Vincent Berne, responsable du pôle hébergement de Singa. Ces visites leur permettent également de s'assurer des bonnes intentions des hébergeurs en refusant ceux qui chercheraient à faire travailler les réfugiés (baby-sitting, ménage...) en échange du logement.

Pour ces associations d'aide aux réfugiés qui peinent à se faire connaître, AirBnB et son savoir-faire en communication "ne sont pas la solution miracle, mais un sacré plus", estime Antoine Paumard, directeur de JRS France. La responsable d'ELAN ne pense pas non plus "que le nombre de logements disponibles (en France pour les réfugiés) va décoller" mais se satisfait "d'en avoir quelques-uns supplémentaires" qui remplissent les conditions de son association.

AFP/VNA/CVN 





 

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