11/05/2017 22:09
Chaque année au Vietnam, on compte 130.000 à 160.000 nouveaux cas de cancer et 85.000 à 115.000 décès par an. C’est une angoisse dont souffrent toutes les familles des patients qui en sont atteints puisqu’elles déversent des sommes astronomique d’argent dans les traitements contre la maladie pour tenter de réduire les risques de décès.
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Le rythme de nouveaux cas atteints des cancers au Vietnam est un des plus rapides dans le monde. Photo : VNA/CVN

Malgré les progrès indéniables réalisés dans le traitement des cancers, la guérison n’est pas toujours assurée. Les familles sont prêtes à faire face aux sacrifices économiques et à l’endettement afin de sauver la vie de leurs proches. Nombreux sont les personnes qui n'ont pas les moyens ou la couverture nécessaire pour  payer les coûts liés au traitement du cancer. Pour les titulaires d’une assurance maladie, les dépenses pour les déplacements, la nourriture et surtout les médicaments deviennent une lourde charge pour les familles du fait de la durée du traitement et du coût très élevé des médicaments. Le cancer plonge souvent les patients et leurs familles qui ne sont pas soumis à une assurance maladie dans une situation difficile.
 
Le mari de Nguyên Thi Dung, domicilié dans le district de Phuc Tho en périphérie d’Hanoï, est atteint du cancer du foie. Des centaines de millions de dôngs ont été sacrifiées pour ses traitements. Le couple avait ignoré des assurances maladie et toutes les dépenses pour les traitements sont maintenant à la charge de sa famille. Mme Dung a dû vendre certaines précieuses possessions de sa famille et emprunter de l’argent auprès de ses proches. Durant l’hospitalisation de son mari, Mme Dung dort dans le couloir de l’hôpital pour économiser un peu d’argent.
 
Les dépenses nationales des patients sur les nouvelles thérapeutiques en oncologie s’élevaient à un peu plus qu’un milliard de dollars en 2012, soit 0,22% du PIB national. Selon Trân Thanh Huong, rectrice adjointe de l’Institut d’étude des cancers relevant de l’hôpital K, pour les traitements d’un patient cancéreux, 48% des dépenses proviennent des familles, 27% du gouvernement et 25% des assurances maladie.
 
Les aliments frelatés, principale cause du cancer
 
Une sécurité alimentaire incertaine est une des causes des cancers.
Photo : CTV/CVN

Les études sur les maladies endémiques montrent que 35% des cancers sont dû à un régime alimentaire déséquilibré et à une sécurité alimentaire incertaine.
D’après le docteur Ta Van Trinh de l’hôpital K qui traite les cas de cancer à Hanoï, le nombre de nouveaux cancéreux au Vietnam augmente de manière exponentielle depuis ces dernières années. En 1990, on dépistait environ 70.000 nouveaux patients par an, ce nombre s’élevait à 150.000 en 2015, sans compter les personnes qui refusent toute hospitalisation. En 2020, ce nombre pourrait atteindre 200.000 par an. «Le rythme de nouveaux cas au Vietnam est un des plus rapides dans le monde», révèle le docteur Trinh.
 
Les cancers du foie et des poumons représentent la majorité de ces maladies. Les autres types les plus fréquents sont ceux de l’estomac, de la gorge, de l’œsophage, du sein et du col de l’utérus. Ces maladies provoquent un taux élevé de décès chez l’homme et la femme partout dans le monde. Les statistiques du ministère de la Santé montrent que chaque année au Vietnam, en moyenne, 100.000 personnes décèdent des causes du cancer.
 
Le Docteur Nguyên Duy Thinh, ancien enseignant de l’Institut des technologies biologiques et alimentaires à l’École polytechnique d’Hanoï, souligne qu’il n’existe actuellement aucunes études officielles de recherches scientifiques et cliniques sur les causes de la croissance des cas cancéreux au Vietnam. Il propose qu’hormis des contrôles stricts de la sécurité alimentaire, il est nécessaire pour le secteur sanitaire de mener de telles recherches afin d’avoir suffisamment de preuves pour évaluer la relation précise entre l’alimentation et le risque de cancer.

Ngân An/CVN

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