31/01/2017 19:59
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a mis en garde le 31 janvier les États-Unis en leur demandant de ne pas chercher de "prétexte" pour créer de "nouvelles tensions" à propos du programme de missiles balistiques de l’Iran.
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Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors d'une conférence de presse, le 31 janvier 2017 à Téhéra. Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous espérons que la question du programme défensif de l’Iran (...) ne sera pas utilisé comme un prétexte" par la nouvelle administration américaine pour "provoquer de nouvelles tensions", a déclaré M. Zarif lors d’une conférence de presse avec son homologue français Jean-Marc Ayrault.

M. Zarif n’a ni confirmé ni infirmé qu’un tir de missile aurait été effectué par l’Iran comme l’a affirmé Washington, qui a demandé la tenue le 31 janvier  en urgence d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les relations entre Téhéran et Washington se sont tendues ces derniers jours avec la décision prise par le nouveau président Donald Trump d’interdire pour trois mois l’entrée aux États-Unis des Iraniens et des ressortissants de six autres pays.

Au cours de la conférence de presse, M. Ayrault a déclaré que la France avait fait part à plusieurs reprises de son inquiétude quant à "la poursuite des essais balistiques" par l’Iran. Ceux-ci "entravent le processus de restauration de la confiance mis en place par l’accord (nucléaire) de Vienne", a-t-il ajouté.

M. Zarif a insisté sur le fait que le programme balistique de l’Iran n’était pas "concerné" par l’accord nucléaire ni par la résolution 2231 du Conseil de sécurité qui l’a entériné. Les missiles iraniens "ne sont pas conçus pour porter des têtes nucléaires", a-t-il ajouté.

M. Ayrault a pour sa part rappelé que la France était "attachée à l’accord de Vienne" sur le programme nucléaire iranien et qu’elle souhaitait son "respect scrupuleux par tous les signataires".

Le 16 janvier 2016, une grande partie des sanctions internationales frappant l’Iran avaient été levées en échange de la limitation de son programme nucléaire, conformément à l’accord signé six mois plus tôt par Téhéran d’une part, et six grands pays (États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France et Allemagne).
 
AFP/VNA/CVN
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