25/12/2016 09:18
La mégapole du Sud, au bord de l’asphyxie, a recensé les sites les plus problématiques en termes environnementaux, et cherche aujourd’hui à les déplacer en sa périphérie. Une tâche bien plus complexe et ardue qu’il n’y parait.
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Système d’observatoire automatique des eaux usées dans la zone industrielle de Binh Chiêu, arrondissement de Thu Duc. Photo : An Hiêu/ VNA/CVN

Ces dernières années, afin de limiter la pollution et d’améliorer les conditions de vie de ses habitants, Hô Chi Minh-Ville procède au déplacement des entreprises polluantes en banlieue, avec des résultats plutôt encourageants. Pourtant, bon nombre d’entre elles demandent une prolongation du délai fixé pour effectuer le transfert de leurs locaux.

Depuis 2007, ce sont quelques 464 usines polluantes et 371 sites non conformes à l’aménagement de la ville qui ont été recensés. Il faut souligner que la plupart sont de petite taille, et une douzaine d’entre eux présentent des conditions particulièrement préoccupantes. Les districts comme Binh Tân, Binh Chanh, Hoc Môn et le 12e arrondissement sont les plus touchés.

Faire face aux obstacles financiers

La date butoir de déménagement pour les entreprises polluantes situées dans le 12e arrondissement est fixée pour la fin 2016. Depuis plusieurs années, et plus particulièrement dans le quartier de Dông Hung Thuân, ce sont plus d’une quarantaine d’usines de textile, de production de pièces en métal, de transformation agricole et sylvicole, sans oublier les centres d’élevage qui rejettent des eaux usées non traitées dans l’environnement. Malgré les investissements réalisés pour traiter les eaux usées et les gaz, les usines polluent en raison de leurs équipements obsolètes. Et, sans surprise, les habitants vivant à proximité développent pour beaucoup des maladies respiratoires.

À deux semaines de la fin de 2016, ces usines continuent encore de fonctionner, et aucune ne semble prête à se déplacer. Selon leurs directeurs, c’est le manque de financement qui empêche d’avancer. Pour M. Ut, qui est à la tête d’une teinturerie, il faut investir dans des infrastructures pour mettre sur pied un nouvel établissement, et qui plus est, il faut changer l’envergure de la production. Il ajoute en plus que seules les entreprises publiques bénéficient de politiques d’assistance pour toute relocalisation, alors celles privées, dont la plupart sont polluantes, n’y ont pas droit.

En dehors des petits établissements, les habitants du quartier de Long Truong, dans le 9e arrondissement, se plaignent de la pollution engendrée par la cimenterie de Hà Tiên. Pire encore, selon les plans futurs d’aménagement de l’arrondissement, plusieurs quartiers seront construits autour de cette cimenterie.

Un délai inflexible

En 2017, la ville envisage de terminer la relocalisation de 700 établissements polluants. Photo : Manh Linh/VNA/CVN

Selon le plan, en 2017, la ville envisage de terminer la relocalisation de 700 établissements polluants ou non conformes à l’aménagement urbain. Mais en raison des difficultés, les entreprises du 12e arrondissement souhaitaient  repousser la date limite jusqu’à la fin 2017, une demande qui a été rejetée par le Service municipal des ressources naturelles et de l’environnement.

Selon Cao Tung Son, chef adjoint dudit service, la ville a demandé au Comité populaire du district de Binh Chanh d’aider la compagnie d’investissement par actions Sai Gon dans la construction de la zone industrielle de Lê Minh Xuân 3 pour accueillir les entreprises déplacées. Ces dernières bénéficient de tarifs préférentiels pour louer les terrains et les frais d’électricité et d’eau.

En outre, le Secteur des ressources naturelles et de l’environnement doit élaborer une liste des usines qui doivent être de nouveau construites. Les districts et arrondissements se doivent de renforcer les activités de communication auprès des habitants sur la nécessité de protéger l’environnement, et de sanctionner sévèrement les entreprises qui polluent de manière éhontée.



Le projet de contrôle des émanations
de gaz d’échappement des motos

Le Département de l’enregistrement et du contrôle du Vietnam a soumis au ministère des Transports et des Communications le projet de contrôle des émanations de gaz d’échappement des motos qui sera réalisé à partir de 2018. Selon le département, à la fin de 2015, le pays compte
49 millions de véhicules motorisés enregistrés, dont 46,5 millions de motos. Rien qu’à Hanoï et à Hô Chi Minh-Ville, on en dénombre 14 millions. Malheureusement, elles ne sont pas sujettes à des contrôles techniques, et il devient dès lors difficile d’estimer le nombre exact de deux-roues hors d’âge. Cette campagne se déroule dans les cinq villes les plus polluées, que sont Hanoï, Hô Chi Minh-Ville, Hai Phong, Dà Nang et Cân Tho.
 

Huong Linh/CVN


 
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