12/01/2017 10:57
Public à l'unisson, salle bondée et démonstration de force... Les handballeurs français, portés par les parades de Thierry Omeyer, ont lancé en fanfare "leur" Mondial en corrigeant le Brésil (31-16), le 11 janvier à Paris.
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Le pivot français Luka Karabatic lance un tir face au Brésil lors du match d'ouverture du Mondial-2017, le 11 janvier à Paris. Photo : AFP/VNA/CVN

Sous les vivats de leurs supporters et les yeux du Président François Hollande, les Bleus, en quête d'un sixième sacre planétaire (après 1995, 2001, 2009, 2011 et 2015), ont plié à la mi-temps (17-7) cette rencontre inaugurale du 25e Championnat du monde où les Brésiliens ont été dépassés.

C'est une entame parfaite pour Nikola Karabatic et sa bande qui veulent à tout prix conserver la dernière couronne en leur possession, après avoir perdu leurs titres européen (5e) et olympique (en finale) l'an passé.

C'est une question de leadership et de développement de leur discipline, située à des années-lumière du football en termes de popularité et loin derrière le rugby.

La Fédération française (FFHB) espère d'ailleurs faire de cet événement "une grande fête populaire" pour dépasser la barre des 600.000 licenciés mais aussi prouver son savoir-faire pour légitimer un peu plus la candidature de Paris pour l'organisation des JO-2024.

Après ce tour de force, les Bleus prendront la direction de Nantes le 12 janvier pour y poursuivre une phase de poules largement à leur portée. Prochain match : le 13 janvier (17h45) face à la modeste sélection japonaise.

Un arrêt du gardien des Bleus, Thierry Omeyer, face au Brésil, le 11 janvier à Paris. Photo : AFP/VNA/CVN
On leur annonçait une énorme pression mais les Experts n'ont jamais failli, eux qui visent d'imiter leurs prédécesseurs, les "Costauds", sacrés champions du monde à domicile il y a seize ans.

Omeyer impérial...

Thierry Omeyer, l'un des deux derniers rescapés de cette épopée - avec Daniel Narcisse - a écœuré les Auriverde en première mi-temps (14 arrêts). Devant lui, ses partenaires ont fait le job aussi bien en défense qu'en attaque pour faire honneur à leur statut de nation phare du handball.

La sélection brésilienne, elle, fait partie des nations émergentes et n'a pas le lustre de son homologue du football. Devant son public, elle avait néanmoins tenu tête pendant quarante minutes aux Bleus lors des quarts de finale des derniers JO avant de céder (34-27).

Privés de Thiagus Petrus (épaule), l'artificier de leur base arrière, les Brésiliens ont rapidement manqué de solutions en attaque cette fois-ci. Et le score avait tellement enflé à la mi-temps que les sélectionneurs Didier Dinart et Guillaume Gille ont largement pu faire tourner pour faire souffler les titulaires. Sans que la domination ne change de camp.

"La route est encore longue pour revenir à Bercy (en demi-finale) et on aura besoin de tout le monde", a souligné Dinart.

Après jeux de lumières et mini-concert de près de vingt minutes du DJ Feder, la France a attaqué la rencontre pied au plancher. Elle a fait le break d'entrée (4-1) portée par l'indéboulonnable Omeyer (40 ans), auteur de 4 arrêts en 5 minutes.

Les Auriverde ont manqué plusieurs fois le cadre alors que les Bleus ont fait preuve de réalisme. Malgré des changements et une tentative de supériorité numérique, l'écart a continué de gonfler en faveur des Français (11-3).

...Gérard aussi

Au bout de vingt minutes, les sélectionneurs ont pu commencer les rotations en lançant l'espoir Nedim Remili. Et Valentin Porte, qui lui fait partie des murs depuis trois ans, a apporté sa pierre à l'édifice totalisant 5 buts à la pause (à 100% de réussite).

Vincent Gerard dans les buts français, le 11 janvier lors de da seconde période de France-Brésil à Paris-Bercy. Photo : AFP/VNA/CVN

Au retour des vestiaires, c'est l'équipe B qui s'installait avec pour stratège Kentin Mahé et les Bleus restaient maîtres du jeu, poussés par les encouragements de plus de 15.000 spectateurs.

L'explosif Olivier Nyokas participait au festival offensif (3 buts) tout comme Adrien Dipanda, travailleur de l'ombre en défense. "Il y a eu beaucoup d'émotion, de fierté, de devoir accompli", a savouré le joueur de Saint-Raphaël.

Dans la cage, Vincent Gérard se montrait très performant en doublure d'Omeyer. Il s'est même permis d'inscrire un but en toute fin de match... pour boucler une soirée idéale.

AFP/VNA/CVN




 
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