27/12/2015 15:55
Le personnel d'une école bruxelloise qu'a fréquentée un des auteurs des attentats du 13 novembre en France avait relevé des signes inquiétants de radicalisation du jeune homme, mais ce signalement n'est pas parvenu à la police, selon la presse belge le 26 décembre.
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Bilal Hadfi, le plus jeune suspect des attentats de Paris, habitait dans cet immeuble de Neder Over Heembeek, en Belgique. Photo : AP/VNA/CVN

Selon des rapports obtenus par les quotidiens flamands De Morgen et Het Laaste Nieuws, Bilal Hadfi, qui s'est fait exploser aux abords du Stade de France à Saint-Denis, près de Paris, avait été scolarisé à l'école Annessens-Funck avant de gagner la Syrie en février.

Selon l'agence Belga, ces documents montrent que les enseignants d'Hadfi étaient préoccupés par les vues de plus en plus radicales de leur élève, en particulier par ses commentaires après les attentats qui ont fait 17 morts en janvier à Paris, visant notamment l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. L'élève avait été convoqué pour un entretien avec le directeur, et un dossier avait été constitué sur lui.

Selon ces rapports, la direction de l'école avait prévenu les autorités scolaires le 27 avril de son voyage en Syrie, mais l'information n'a pas été transmise à la police. À cette date, Hadfi était toutefois déjà parti.

Alors qu'Hadfi figurait sur la liste des 800 suspects établie par les services antiterroristes belges, l'avertissement lancé par l'école ne fut connu qu'après les attaques de novembre, selon ces rapports. Le 17 février, les services de sécurité turcs avaient relevé sa disparition d'un hôtel de la station balnéaire d'Antalya où il s'était enregistré deux jours plus tôt invoquant un séjour touristique d'une semaine, a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. Ses effets personnels avaient été retrouvés à l'intérieur et son passage en Syrie ne faisait aucun doute.

À la même période, un autre membre de la mouvance radicale bruxelloise, Ahmed Dahmani, se trouvait à Antalya. Dahmani a été arrêté mi-novembre en Turquie où il est retourné au lendemain des attentats. L'analyse du compte Facebook d'Hadfi, "Billy du Hood", montre une évolution radicale et rapide de son état d'esprit entre ses messages de 2011 à 2014 et ceux postés à partir de 2015. Il y exprimait alors sans fard ses opinions islamistes radicales, se vantait d'être parti en Syrie, et publiait des photos de lui armé.

Selon une source proche de l'enquête, la veille des attentats, il a voyagé vers Paris dans la même voiture que deux autres kamikazes, les Français Samy Amimour et Omar Ismaïl Mostefaï, deux autres ex-jihadistes de Syrie rentrés clandestinement en Europe qui, eux, ont agi au Bataclan.

Âgé de 20 ans quand il s'est fait exploser auprès du Stade de France, Bilal Hadfi avait signé un contrat d'embauche avec une entreprise d'installation de structures métalliques.

Cadet de trois frères, cet homme qui disposait de la nationalité française mais avait toujours vécu en Belgique où il est né, vivait dans le quartier bruxellois de Neder-over-Heembeke jusqu'à son départ en Syrie. Jeudi 24 décembre, la justice belge a inculpé et incarcé un neuvième individu dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris et de Saint-Denis, qui ont tué 130 personnes et blessé des centaines d'autres. Plusieurs suspects sont toujours activement recherchés, à commencer par le principal, Salah Abdeslam.

AFP/VNA/CVN
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