25/01/2017 11:40
Le père du soldat israélien Elor Azaria, accusé d'avoir achevé un assaillant palestinien blessé, a imploré mardi 24 janvier à Tel-Aviv la clémence du tribunal militaire qui juge son fils, lors d'un procès qui déchaîne les passions.

>>Israël : un ministre pour l'amnistie d'un soldat ayant achevé un agresseur Palestinien
 

Manifestation de soutien au soldat israélien Elor Azaria, le 24 janvier à Tel Aviv.
Photo : AFP/VNA/CVN


Défense et accusation sont entrées dans le débat sur la peine que devrait prononcer le tribunal au cours d'une audience ultérieure.

Les avocats du sergent de 20 ans ont fait déposer son père, son ancienne maîtresse d'école, et surtout plusieurs de ses officiers et camarades qui ont dressé de lui un tableau très éloigné du soldat exécutant froidement un Palestinien.

Après plusieurs mois d'un procès exceptionnel, Elor Azaria, qui a aussi la nationalité française, a été reconnu coupable d'homicide volontaire le 4 janvier.

Premier soldat israélien condamné pour homicide volontaire depuis 2005 selon la presse, il encourt vingt ans de prison. Les réquisitions de l'accusation, initialement attendues mardi 24 janvier, risquaient d'être reportées à une autre date.

Le soldat, membre d'une unité paramédicale, avait été filmé le 24 mars 2016 par un militant propalestinien alors qu'il tirait une balle dans la tête d'Abdel Fattah al-Sharif à Hébron, en Cisjordanie occupée.

Le Palestinien venait d'attaquer des soldats au couteau. Atteint par balles, il gisait au sol, apparemment hors d'état de nuire.

Le père d'Elor Azaria, Charlie, a décrit les mois de procès et d'attention publique comme une épreuve très difficile.

"Cette punition de 10 mois, cela suffit. Cela fait 10 mois que nous ne vivons plus, nous souffrons. Après tout ce que j'ai donné au pays, c'est de l'abus physique et psychologique", a dit, en sanglots, celui qui est venu vivre en Israël en 1975 et qui a servi 33 ans dans la police.

Charlie Azaria, une ancienne enseignante du soldat, des officiers et camarades ont parlé d'un garçon respectueux, attentif aux autres, constamment prêt à aider et ayant toujours rêvé d'unité combattante.

"Dans les opérations les plus dures, on le choisissait lui, le meilleur paramédic de l'unité", a témoigné un de ses anciens officiers sous couvert de l'anonymat.

Elor Azaria pourrait avoir craqué sous la pression, ont signifié les témoins. Les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël étaient alors en proie à des violences quasi-quotidiennes.

 

AFP/VNA/CVN

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