04/01/2016 11:08
L'Arabie saoudite a annoncé le 3 janvier la rupture de ses relations diplomatiques avec l'Iran, après la crise entre les deux puissances rivales née de l'exécution d'un dignitaire chiite dans le royaume saoudien.
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Le chef de la diplomatie saoudienne Adel Al-Jubeir.
Photo : bonhamjournal/VNA/CVN

La mise à mort le 2 janvier en Arabie saoudite du cheikh saoudien Nimr Baqer al-Nimr a suscité de violentes critiques de l'Iran et des manifestations lors desquelles l'ambassade saoudienne à Téhéran a été en partie détruite et le consulat saoudien attaqué dans la ville de Machhad.

L'Arabie saoudite a décidé de "rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran et donné 48 heures aux membres de la représentation diplomatique iranienne pour quitter le pays", a annoncé le chef de la diplomatie Adel Al-Jubeir devant les journalistes en soirée à Ryad.

La décision de Ryad "confirme le refus du royaume de traiter avec un État qui parraine le terrorisme (...) et a propagé le chaos et le confessionnalisme au Moyen-Orient et dans le monde musulman", a-t-il ajouté.

Les attaques contre les représentations saoudiennes constituent "une violation flagrante des conventions internationales", a poursuivi M. Jubeir en accusant Téhéran de n'avoir "pas coopéré" avec les demandes saoudiennes de renforcer la sécurité autour de l'ambassade.

Les relations entre l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite évoluent en dents de scie depuis la révolution islamique iranienne en 1979. Les deux puissances sont souvent en désaccord sur les moyens de régler les crises dans la région et s'accusent mutuellement de chercher à y élargir leur influence.

Elles avaient rompu leurs relations de 1987 à 1991, en raison de sanglants affrontements entre pèlerins iraniens et forces saoudiennes lors du pèlerinage à La Mecque en 1987.

Évolution du nombre d'exécutions en Arabie saoudite depuis 2010 : chiffres minimaux selon Amnesty International et l'AFP.
Photo : AFP/VNA/CVN
La nouvelle crise a éclaté avec l'exécution du dignitaire Nimr âgé de 56 ans. Quarante-six autres personnes condamnées pour "terrorisme", dont la majorité pour des attentats attribués au réseau sunnite Al-Qaïda, ont été exécutées en même temps que lui.

Il s'agit selon Human Rights Watch de la "plus importante exécution en masse" en Arabie saoudite depuis 1980.

Avant l'annonce saoudienne de la rupture des relations avec Téhéran, les États-Unis, ainsi que l'ONU, l'Union européenne, la France et l'Allemagne avaient dit craindre une exacerbation des tensions avec l'exécution de cheikh Nimr.

AFP/VNA/CVN
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