07/09/2015 11:53
Riham Dawabcheh, la mère d'Ali Dawabcheh, un nourrisson palestinien de 18 mois brûlé vif dans l'incendie de leur maison imputé à des extrémistes juifs, a succombé à ses blessures dans la nuit du 6 au 7 septembre, ont indiqué l'hôpital israélien où elle était soignée et sa famille.

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Le 31 juillet, des hommes masqués ont jeté des cocktails Molotov par les fenêtres de la maison des Dawabcheh dans le village de Douma, entouré de colonies dans le Nord de la Cisjordanie occupée. Ali Dawabcheh, 18 mois, a été
tué dans l'incendie. Huit jours plus tard, son père Saad Dawabcheh a succombé
ses blessures. Ahmed, quatre ans, l'autre enfant de la famille, est, lui, toujours hospitalisé.

Cet incendie criminel, signé d'inscriptions désignant la pratique du "prix à payer", des actes de vandalisme commis par de jeunes colons extrémistes, et mené quelques heures après le meurtre par un extrémiste juif d'une adolescente lors d'un défilé de la Gay pride à Jérusalem, a suscité de vives critiques en Israël, dans les Territoires occupés et à l'international, sur l'"impunité" dont bénéficierait ces extrémistes.
 

La maison de Riham Dawa bcheh, la mère du nourrisson palestinien brûlé vif, après l'incendie du 31 juillet. 
Photo : AFP/VNA/CVN


"Riham Dawabcheh est décédée dans la nuit", a indiqué une porte-parole de l'hôpital Tel Hashomer de Tel-Aviv, où la jeune institutrice de 26 ans avait été admise avec des brûlures au troisième degré couvrant 80% de son corps.

Depuis Douma, Anouar Dawabcheh, un membre de la famille des trois victimes, a confirmé avoir été informé de la mort de Riham Dawabcheh. Il a ajouté que les funérailles pourraient se tenir dans la journée de lundi 7 septembre dans le village, où des "comités populaires" effectuent désormais des rondes de nuit, les habitants assurant vivre "dans la peur" de nouvelles attaques.

"Prix à payer"

Car cet incendie criminel est la dernière attaque en date d'une longue liste d'actes dont les auteurs ont rarement été punis. Sur les murs de la maison des Dawabcheh, dont ne subsistent désormais que des murs noircis par la fumée, les assaillants ont inscrit avant de s'enfuir des slogans proclamant "Vengeance".

Une signature régulièrement utilisée par des colons qui mènent des actes de vandalisme ou des attaques dites du "prix à payer" contre les Palestiniens, les
chrétiens, les Arabes israéliens et même les soldats et les policiers israéliens.

Plusieurs églises et mosquées ont notamment été visées, dont des hauts lieux du christianisme, mais l'attaque de Douma avait particulièrement suscité l'émoi car ces violences sont rarement meurtrières.

Fait rare dans le cas de violences contre des Palestiniens, les dirigeants israéliens avaient unanimement condamné un acte "terroriste" et pris des mesures exceptionnelles en lançant des raids dans des colonies et en plaçant des figures de l'activisme antipalestinien en détention sans inculpation, un régime traditionnellement réservé aux Palestiniens.

Dix activistes de droite soupçonnés d'être impliqués dans des "attaques terroristes", dont l'incendie de Douma, ont été assignés à résidence, tandis que trois autres extrémistes ont été placés en détention administrative, c'est-à-dire sans jugement pour une période de six mois, dans le cadre notamment de l'enquête sur l'incendie de Douma.
 

AFP/VNA/CVN

 
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