28/12/2015 09:58
Les derniers combattants du groupe État islamique (EI) ont quitté le 27 décembre un complexe gouvernemental stratégique de Ramadi, offrant aux forces irakiennes leur plus importante victoire depuis l'offensive des jihadistes en Irak il y a un an.
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De la fumée s'échappe d'un quartier de Ramadi après des combats entre forces irakiennes et jihadistes, le 27 décembre. Photo : AFP/VNA/CVN

"Tous les combattants de Daech (acronyme arabe de l'EI) sont partis. Il n'y a pas de résistance" dans cette grande ville à l'ouest de Bagdad, a déclaré un porte-parole des forces d'élite antiterroristes, Sabah al-Numan.

Même si les militaires devaient encore nettoyer la zone du complexe des mines et engins explosifs laissés par les combattants de l'EI, des responsables ont déjà félicité les forces irakiennes pour cette victoire arrachée après de violents combats.

Le président du Parlement, Salim al-Joubouri a salué "les héros des forces de sécurité pour cette victoire magnifique qui a libéré la ville de Ramadi du terrorisme".

Un membre des forces progouvernementales irakiennes regarde la fumée s'élever de Ramadi, à 110 km à l'ouest de Bagdad, le 27 décembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Ce succès "est le résultat de mois de dur travail de l'armée irakienne, des services de lutte antiterroristes, des forces aériennes irakiennes, des polices locales et fédérales ainsi que des combattants des tribus, tous soutenus par les plus de 600 frappes aériennes de la coalition depuis juillet", a souligné le porte-parole de la coalition internationale contre l'EI menée par les États-Unis, Steve Warren.

Dans plusieurs villes du pays, des Irakiens ont également célébré cette victoire face à l'EI.

Première victoire

Ramadi, situé à 100 km à l'ouest de Bagdad, est le chef-lieu de la province majoritairement sunnite d'Al-Anbar, la plus grande d'Irak et qui est frontalière de la Syrie, la Jordanie et l'Arabie saoudite. La ville s'étend le long du fleuve Euphrate dans une vallée fertile.

Irak : carte de Ramadi où tous les combattants de l'EI ont quitté un complexe stratégique et zones contrôlées par les forces fédérales.
Photo : AFP/VNA/CVN

La reconquête de Ramadi redore le blason de l'armée irakienne, fortement critiquée pour son humiliante déroute en juin 2014 face à l'EI qui avait mis la main sur de vastes pans du territoire au terme d'une offensive fulgurante.

"C'est la première fois depuis l'offensive de Daech que cette institution obtient une victoire sans le soutien des Forces populaires de mobilisation", des groupes paramilitaires chiites, a pour sa part souligné l'analyste politique Ihsan al-Shammari.

Les derniers combats à Ramadi ont coûté la vie à au moins cinq membres des forces de sécurité depuis vendredi 25 décembre, selon des sources au sein des services de sécurité. Le gouvernement n'a pas révélé le bilan total des victimes dans ses rangs depuis le début de l'opération.

Des tanks des forces irakiennes contrôlent les environs de Ramadi le 27 décembre. Photo : AFP/VNA/CVN

Des sources médicales à Bagdad ont indiqué que 93 membres des forces irakiennes ont été blessés et hospitalisés sur la seule journée de dimanche 27 décembre.

Plus de 50 jihadistes ont été tués durant les dernières 48 heures, selon des sources militaires.

D'après l'Organisation internationale des migrations, les habitants de la province d'Al-Anbar représentent un tiers des 3,2 millions d'Irakiens forcés de quitter leur foyer en raison des combats depuis 2014.

L'institut spécialisé IHS Jane's basé à Londres a estimé la semaine dernière que l'EI avait perdu cette année 14% de l'ensemble des territoires conquis en 2014 en Syrie et en Irak.
 
AFP/VNA/CVN




 
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