01/07/2017 21:38
Xi Jinping a affirmé samedi 1er juillet que Hong Kong était bien plus libre qu’auparavant mais a mis en garde la mouvance pro-démocratie contre toute atteinte "inadmissible" à l’autorité de Pékin, 20 ans après la rétrocession de l’ex-colonie britannique.
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Le président chinois Xi Jinping et la nouvelle cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam à Hong Kong, le 1er juillet 2017.
Photo : AFP/VNA/CVN

Après avoir fait prêter serment à la nouvelle chef de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, le président chinois a évoqué une "ligne rouge" que ne doivent pas franchir ceux qui contestent le pouvoir central dans cette ville profondément divisée.

Haut fonctionnaire de 60 ans, Mme Lam a été, comme ses prédécesseurs, désignée par un comité électoral acquis à Pékin et est déjà accusée d’être le laquais du régime chinois par ceux qui pensent que la Chine ne respecte plus le fameux principe "un pays, deux systèmes" qui avait présidé à la rétrocession en 1997.

La mégapole de près de huit millions d’habitants a vécu pendant les trois jours de la visite de Xi Jinping, qui est reparti samedi 1er juillet, dans un imposant dispositif de sécurité.

À quelques mois d’un congrès du parti communiste crucial pour consolider le pouvoir du président, aucune fausse note ne devait être entendue lors des cérémonies du 20e anniversaire de la restitution de la ville par Londres.

La première visite de M. Xi depuis son arrivée au pouvoir en 2013 a cependant été l’occasion pour de nombreux manifestants de dénoncer le renforcement de la mainmise chinoise sur ce territoire.

"Sabotage"

Le président chinois a affirmé samedi matin 1er juillet que "tous les efforts pour mettre en péril la souveraineté nationale, pour défier l’autorité du gouvernement central et la Loi fondamentale de Hong Kong" revenaient à "franchir la ligne rouge" et étaient "absolument inadmissibles".

Il a aussi mis en garde ceux qui souhaiteraient "utiliser Hong Kong pour s’infiltrer en Chine continentale ou y mener des actes de sabotage".

La ville jouit sur le papier depuis 20 ans de privilèges uniques, comme la liberté d’expression, un système judiciaire indépendant ou encore une dose de suffrage universel dans la désignation de son organe législatif.

Mais plusieurs incidents ont renforcé les craintes quant à l’attitude de la Chine, et notamment la "disparition" en 2015 de cinq libraires critiques de la Chine qui avaient ensuite refait surface sur le continent.

Dans la foulée de l’échec des mobilisations pro-démocratie monstre du "Mouvement des parapluies" de 2014, une mouvance politique nouvelle est apparue dans l’ex-colonie, pronant l’auto-détermination, voire même l’indépendance vis-à-vis de la Chine.

M. Xi a affirmé samedi matin 1er juillet, 20 ans jour pour jour après la rétrocession, que Hong Kong avait aujourd’hui "davantage de droits démocratiques et de libertés qu’à n’importe quel autre moment de son histoire".

Vendredi cependant, le ministère chinois des Affaires étrangères avait estimé que la Déclaration sino-britannique de 1984 qui avait fixé les termes de la rétrocession selon le principe "Un pays, deux systèmes" n’était "plus pertinente".
 
AFP/VNA/CVN
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