11/01/2016 10:10
Un an après les attentats jihadistes de Paris, la France a rendu un ultime hommage le 10 janvier aux 149 personnes fauchées par le terrorisme en cette année noire de son histoire, mais peu de Parisiens se sont déplacés place de la République.
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Nombreux depuis un an à venir spontanément se recueillir sur cette place au cœur de la capitale d'où était partie la manifestation monstre du 11 janvier 2015, et devenue au fil des mois un mémorial à ciel ouvert, ils ont laissé cette fois la cérémonie officielle présidée par François Hollande se dérouler sans eux. Elle concluait une semaine d'hommages aux victimes des attentats.

Un hommage aux victimes des attentats qui ont endeuillé la France en janvier et novembre 2015. Photo : Reuters/VNA/CVN

Le sentiment de peur ravivé par les attentats du 13 novembre (130 morts) et l'attaque d'un commissariat le 7 janvier par un homme armé d'un hachoir, qui a été abattu, ont peut-être joué un rôle. Et "les Parisiens ne sont pas vraiment du matin", a avancé en guise d'excuse la maire de la capitale Anne Hidalgo.

Ils étaient un peu plus nombreux en fin d'après-midi, après la levée des mesures drastiques de sécurité, pour assister, bougie en main, à l'illumination en bleu-blanc-rouge de la statue de Marianne.

"C'est important que nous venions dire +on n'a pas peur, la vie continue mais on les oublie pas+", soulignait pourtant de son côté une Parisienne, Maissara Benhassani, qui a bravé le temps maussade.

Dans la matinée, outre le millier d'invités, seules quelques centaines de personnes avaient suivi sur grand écran le dévoilement d'une plaque "à la mémoire des victimes des attentats terroristes" par le président François  Hollande, scellée au pied d'un chêne planté à une extrémité de la place.

Puis le chanteur Johnny Hallyday, tout de noir vêtu, a interprété Un dimanche de janvier, rappel de la formidable mobilisation de l'an dernier après les attaques meurtrières (17 morts) contre Charlie Hebdo et un magasin casher et l'assassinat d'une policière, quand une foule de 1,5 millions de personnes et une cinquantaine de dirigeants étrangers avaient manifesté contre le terrorisme.

Le choix du chanteur populaire de 72 ans n'a pas fait l'unanimité, certains ne se privant pas de rappeler que plusieurs dessinateurs de Charlie tués par les jihadistes (Cabu, Riss ou Charb) en avaient fait leur tête de turc.

Après d'autres chants entonnés par le Choeur de l'armée française et une minute de silence, la cérémonie s'est achevée par La Marseillaise, écoutée en silence par une partie du public, reprise à mi-voix par d'autres.

Après la cérémonie place de la République, François Hollande s'est rendu à la Grande Mosquée de Paris pour "un moment d'échange, de convivialité et de fraternité autour d'un thé".

AFP/VNA/CVN

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