18/01/2016 17:22
Dans l'esprit "respecter la vérité, regarder la vérité en face, dire la vérité" préconisé par le Parti communiste du Vietnam lors de son VIe Congrès national, Hô Chi Minh-Ville met progressivement fin au centralisme bureaucratique pour entrer, avec l'ensemble du pays, dans une nouvelle période de portée historique, celle du Dôi moi (Renouveau).
>>L’éducation et la formation après les 30 ans de Renouveau

Hô Chi Minh-Ville possède 16 ZF et ZI dont Tân Thuân, la première ZF du pays établie en 1991. Photo : Manh Linh/VNA/CVN

Dès les premières années du Dôi moi, la mégapole du Sud a mis en place des stratégies économiques axées sur l'exportation. En assimilant des expériences étrangères, la ville a proposé à des organes centraux de construire à titre expérimental des zones franches (ZF) et zones industrielles (ZI). Cette institution a été ultérieurement légalisée et déployée dans l'ensemble du pays. À présent, Hô Chi Minh-Ville possède 16 ZF et ZI dont la ZF de Tân Thuân – la première du genre du pays établie en 1991 - qui est un exemple de réussite du Vietnam dans le développement des ZF.

Selon Vo Trung Chon, ancien chef du Comité de gestion des ZF et ZI de Hô Chi Minh-Ville, les plus importantes contributions des ZF et ZI locales ces 24 dernières années interviennent dans la formation et l'attrait des ressources humaines de qualité comme dans la création des méthodes de gestion avancées au service de l'œuvre d'industrialisation et de modernisation du pays.

Une autre contribution importante de Hô Chi Minh-Ville réside dans l'institutionnalisation des types d'entreprise et l'établissement des fondements juridiques pour donner de la confiance au secteur privé et l'inciter à investir. En 1989, la ville a publié une décision sur l'institutionnalisation des formes d'entreprises comme entreprise privée, société à responsabilité limitée ou société par actions, dans le but de faciliter le développement du secteur privé dans le cadre juridique.

Hô Chi Minh-Ville a mis en œuvre le modèle "terre contre infrastructures" pour construire des routes et zones urbaines, en particulier à Phu My Hung.
Photo : Thê Anh/VNA/CVN

Selon le docteur Trân Du Lich, chef adjoint de la Délégation des députés de l'Assemblée nationale de Hô Chi Minh-Ville, ladite décision peut être considérée comme la première "règle de jeu" du pays pour faire fonctionner l'économie de marché, garantir la légitimité des entités commerciales. On peut affirmer qu'il s'agit de la base qui a permis à l'Assemblée nationale de la VIIIe législature​ d'adopter en 1991 la Loi sur les entreprises privées et celle sur les entreprises.

Outre l'encouragement du développement de l'économie privée, Hô Chi Minh-Ville a proposé en 1992 au gouvernement de mettre en œuvre à titre expérimental la privatisation des entreprises publiques. En 1996, cette politique est devenue un programme de pointe du gouvernement. Par ailleurs, la ville a procédé tôt à la réorganisation des entreprises publiques au niveau local sous forme de fusion-acquisition, de dissolution et de placement de ces établissements sous la tutelle des compagnies générales publiques au niveau local.

Durant la période 1986-1990, de nombreuses organisations de crédit ont vu le jour sous forme de fonds de crédit, de coopératives de crédit, de centres de crédit et d'investissement. Hô Chi Minh-Ville a établi en octobre 1987, à titre expérimental, la Banque par actions d'industrie et de commerce Sài Gon - la première du genre du pays – et puis la banque d'import-export Eximbank en mai 1989. Partant de ce modèle, l'Assemblée nationale a promulgué en mai 1990 l'Ordonnance sur les banques, ce qui a créé des conditions favorables à l'essor des banques commerciales par actions.

Hô Chi Minh-Ville a également mis en œuvre le modèle "terre contre infrastructures" pour construire des routes et zones urbaines, en particulier à Phu My Hung. Partant de ce modèle très réussi, cette option a été largement déployée dans l'ensemble du pays sous différentes formes. En outre, la ville a créé en 1997 le Fonds d'investissement dans le développement des infrastructures urbaines (HIFU, rebaptisé plus tard en Compagnie d'investissement financier public - HFIC) afin de mobiliser des ressources de toutes les composantes économiques pour financer les projets d'infrastructure importants.

Ces dernières années, la ville a réussi le programme de stabilisation du marché et celui de connexion entre entreprises et banques, ce qui a contribué à contrôler l'inflation et a permis de fournir des crédits préférentiels aux entreprises locales.

VNA/CVN
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