01/05/2017 15:46
L'ancien chef du gouvernement, Matteo Renzi, a été largement réélu dimanche 30 avril à la tête du Parti démocrate au pouvoir en Italie. L'homme politique, inspiré par Obama et par Macron, a regagné sa légitimité grâce à une primaire ayant mobilisé davantage que prévu.

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L'ancien Premier ministre italien Matteo Renzi, accompagné de son épouse Agnese, a voté à Pontassieve, près de Florence, en Italie, le 30 avril 2017.
Photo : EPA/VNA/CVN


Selon les premières tendances, Matteo Renzi a recueilli autour de 70% des voix, loin devant Andrea Orlando, actuel ministre de la Justice, et Michele Emiliano, gouverneur de la région des Pouilles (Sud), considérés comme plus à gauche.

Au total, entre 1,9 et 2 millions de personnes ont voté, selon le PD, soit une participation bien inférieure aux scrutins précédents où elle avait frôlé les 3 millions. Elle est toutefois meilleure que ne le laissait redouter une campagne terne et sans grand enjeu, Matteo Renzi ayant lui-même fixé le seuil d'un succès à un million de votants.

Un peu moins de cinq mois après avoir abandonné le poste de Premier ministre, Matteo Renzi a été largement réélu dimanche 30 avril à la tête du Parti démocrate (PD), le mouvement de centre-gauche toujours au pouvoir en Italie. «Une histoire toute nouvelle commence», a-t-il lancé dans son discours de victoire, assurant qu'il n'était pas question de revanche après la gifle du référendum constitutionnel qui l'a poussé à démissionner du poste de chef du gouvernement. 

«C'est une responsabilité extraordinaire, merci de tout cœur à cette communauté de femmes et d'hommes qui croient en l'Italie, en avant ensemble», a tweeté M. Renzi, alors que ses deux rivaux, Andrea Orlando et Michele Emiliano, le félicitaient à distance pour sa victoire. 

Prêt à une coalition avec Berlusconi 

«Ce n'est pas la seconde période d'un même match, c'est un nouveau match», a-t-il insisté, avant de revenir sur le débat autour de la coalition gouvernementale qu'il envisagerait en cas de victoire aux prochaines élections législatives, prévues au plus tard pour début 2018. 
 

Matteo Renzi s'est imposée dimanche 30 avril avec près de 70% des voix.
Photo : Reuters/VNA/CVN


Alors que ses rivaux regardaient vers les partis de gauche, lui s'était dit prêt à s'allier avec le centre-droit de Silvio Berlusconi, tout en assurant vouloir se battre avant pour n'avoir pas besoin de le faire. «Nous voulons faire une grande coalition, pas avec les partis qui ne représentent qu'eux-mêmes, mais les hommes et les femmes qui représentent toutes les forces des réalités civiques», avait-il annoncé.

Arrivé à la tête du PD fin 2013 alors qu'il n'était que maire de Florence, sans avoir jamais siégé au Parlement ou été ministre, il avait promis de «mettre à la casse» les caciques de son parti, et quelques autres. En février 2014, il était propulsé à la tête du pays. Mais son rêve d'une Italie «plus simple, plus compétitive et plus courageuse» s'est brisé en décembre sur le rejet sans appel de sa réforme constitutionnelle, qui osait toucher au texte «anti-fasciste» de 1948 pour tenter de simplifier la vie politique du pays. Dans la foulée, et face à la contestation de l'aile gauche de son parti, il avait aussi quitté mi-février la tête du PD, avec l'objectif d'obtenir une nouvelle légitimité. 

Inspiré par la marche de Macron 

Ultra dynamique, ambitieux, «assoiffé de pouvoir», selon certains, Matteo Renzi a gardé des airs d'éternel adolescent, avec un accent toscan teinté d'un léger zozotement. À Rome, il a refusé de participer à la vie mondaine, restant dans ses appartements chaque soir en attendant de rentrer le week-end en Toscane retrouver sa femme Agnese, enseignante, et leurs trois enfants.

Critiqué pour sa propension à se mettre constamment en scène, il répond inlassablement à ses détracteurs en s'adressant directement aux citoyens sur Facebook ou Twitter, avec un discours volontariste très inspiré du «Yes we can» de Barack Obama, l'un de ses mentors en politique.

Et depuis quelques mois, c'est le «En marche» d'Emmanuel Macron qui l'inspire. Il l'utilise régulièrement, et des proches animent des comptes Twitter et Facebook «InCammino2017», l'adaptation italienne du slogan du candidat centriste à la présidentielle française. La presse italienne lui prête d'ailleurs l'ambition d'obtenir des élections anticipées dès l'automne pour surfer sur la vague avant tout pro-européenne qu'il espère en France comme en Allemagne.
 

AFP/VNA/CVN

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