08/03/2017 21:30
Les sportives sont depuis longtemps l’atout majeur du sport national. Deux tiers des performances internationales du sport vietnamien sont l’œuvre de femmes. Tristement, la carrière sportive est courte, et après la «retraite», la vie des sportives vietnamiennes devient parfois très dure faute de politiques de soutien.
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L'athlète Vu Thi Huong (droite).
Photo : Huu Quy/VNA/CVN

Les sportives vietnamiennes sont à l’origine des deux tiers des performances internationales du pays. Le sport national a de grands noms féminins qui ne cèdent à aucun de leurs homologues masculins, comme la championne de natation d’Asie Vu Thi Sen, ou la recordwoman en cross-country Trân Thi Soa.

Le rôle et les contributions des femmes au sport vietnamien sont, plus que jamais, éblouissants en cette période de Dôi Moi (Renouveau). À titre d’exemple, lors des SEA Games (Jeux d'Asie du Sud-Est) 1989, deux des trois médailles d’or gagnées par le Vietnam sont celles des tireuses Ngô Ngân Hà et Dang Thi Dông. Lors des SEA Games suivants, Dang Thi Dông continuait à faire trembler la région en établissant un nouveau record d’Asie.

Aux SEA Games 1995, Vu Bich Huong a remporté la première médaille d’or à l’athlétisme vietnamien dans l’épreuve au 100 m course dame...

De nos jours, cette tradition se poursuit avec de jeunes sportives comme la «reine de la vitesse» Vu Thi Huong ou la «super nageuse» Nguyên Thi Anh Viên, celles qui sont à qui l’on doit des virages importants dans le développement du sport vietnamien.

Lors de ces quatre derniers Jeux asiatiques (ASIAD), le Vietnam a remporté au total 8 médailles d'or dont 7 par des femmes.

Même lors de l’évènement sportif le plus réputé de la planète, les Jeux olympiques, la personne qui a planté un jalon décisif pour le sport national est la sportive Trân Hiêu Ngân, avec son argent en taekwondo dame en 2000.

La vérité brutale

La vie actuelle de la lutteuse Lê Thi Huê (gauche).
Photo : Duy Hung - Hoa Mai/VNA/CVN
Pourtant, relativement peu de gens connaissent le prix que certaines de ces femmes doivent payer pour apporter la gloire à leur pays : beauté, jeunesse, santé, vie de famille, et même bonheur personnel...

Personne ne peut réprimer son émotion devant l’histoire de Lê Thi Huê qui, de lutteuse prometteuse est devenue handicapée suite à une grave blessure aux cervicales, et qui ne peut plus, aujourd’hui, se mouvoir normalement ; ou celle de l’athlète Vu Bich Huong dont les jambes - sa fierté - sont paralysées après un accident de la route... De même, on ne peut compter des footballeuses, tant elles sont nombreuses, qui ne peuvent se marier à cause de leur métier...

Contrairement à leurs homologues étrangères et, même, à leurs collègues masculins, le destin des sportives vietnamiennes est vraiment rigoureux. La carrière des sportifs est courte. Et pourtant, après avoir abandonné leur métier, tout est fini. Elles ne bénéficient d’aucune politique de soutien en termes de revenus, de logement et de métiers.

Sans métier stable, avec une santé parfois problématique, la vie quotidienne d'anciennes sportives devient très dure... 

Tuong Nhi - Huy Hoàng/CVN

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