08/01/2017 15:51
"À partir du moment où tout s'allume en rouge, on arrête tout", a expliqué Etienne Lavigne, directeur du Dakar, pour expliquer sa décision d'évacuer le bivouac d'Oruro vendredi soir 6 janvier et d'annuler la spéciale de samedi 7 janvier à la suite des pluies diluviennes.
Le bivouac du Dakar dans la boue après des pluies diluviennes, le 7 janvier 2017 à Oruro, en Bolivie. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Q : Pourquoi avoir pris cette décision ?

R : On a des clignotants qui se sont allumés en rouge sur le tableau de bord du Dakar avec des pistes impraticables, un bivouac qu'on ne sait pas installer, des hélicoptères qui ne peuvent pas voler, une logistique qu'on ne sait pas mettre en place. À partir du moment où tout s'allume en rouge, on arrête tout et on fait baisser la pression. Entre 17h00 et 21h00, on s'est battu pour trouver des solutions, mais à un moment, il faut déclarer forfait parce que ça ne peut pas le faire. C'est une prise de risque qui est complètement inutile.

Q : Ces pluies torrentielles n'étaient-elles pas prévisibles ?

R : Pour toutes les météos de haute montagne, c'est très compliqué. On avait des prévisions de pluie, mais pas de cette ampleur-là. Dans l'après-midi, il y a des phénomènes orageux qui se sont déplacés vers nous et qui ont été extrêmement violents, puisqu'il a plu pendant plusieurs heures sans discontinuer. Ca a compliqué toutes les opérations d'accueil au bivouac à Oruro. Les gens ne pouvaient plus ni rentrer, ni s'installer, ni +mécaniquer+.

Q : La météo n'est pas favorable dans les jours à venir en Bolivie. Avez-vous des inquiétudes pour les spéciales de lundi 9 janvier et mardi 10 janvier ?

R : C'est un tout petit peu tôt. On a des prévisions qui nous annoncent de la pluie, mais ça ne sera pas les orages qu'on a rencontrés. L'important est de savoir si les pistes auront absorbé l'eau lundi 9 janvier ou mardi 10 janvier. Que ce soit glissant, ça n'est pas grave, mais il faut que ça soit quand même praticable. Les repérages sont partis depuis ce matin. Ici, ça peut sécher aussi vite que ça peut se dégrader, mais là, il y a quand même beaucoup d'eau. On va devoir passer un peu de temps sur les tracés prévus lundi 9 janvier et mardi 10 janvier, raccourcir, changer des départs, adapter aux conditions qu'on va rencontrer. Ce Dakar, dès le début, on a su qu'il serait compliqué, car il se déroule dans des géographies et dans des environnements climatiques compliqués. Ca n'est pas une surprise pour nous.
 
Propos recueillis par Raphaëlle Peltier

AFP/VNA/CVN
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