11/07/2017 11:12
Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson entame lundi 10 juillet à Koweït une tournée de plusieurs jours dans la région du Golfe pour tenter de sortir de "l'impasse" les efforts de médiation dans la crise qui oppose le Qatar et ses voisins, des alliés stratégiques des États-Unis.

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Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson, le 9 juillet à Istanbul.
Photo : AFP/VNA/CVN

Une tournée de plusieurs jours dans la région du Golfe qui doit le conduire aussi au Qatar et en Arabie saoudite selon le département d'État, intervient en l'absence de progrès apparents dans la médiation que le Koweït mène entre le Qatar et ses adversaires arabes, qui campent sur leurs positions respectives.

M.Tillerson, qui venait de Turquie où il a évoqué la crise du Golfe, doit être reçu en soirée par l'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, avant d'avoir un entretien avec son homologue koweïtien, cheikh Sabah Khaled al-Hamad Al-Sabah.

Avant M.Tillerson, les ministres des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, d'Allemagne et d'Oman ainsi qu'un haut responsable de l'ONU sont venus dans la région offrir, sans résultat jusqu'ici, leurs bons offices dans cette crise sans précédent.

Les États-Unis, qui disposent au Qatar d'une base militaire stratégique dans la lutte contre le groupe État islamique (EI) et dont la Ve Flotte est basée à Bahreïn, ont d'importants intérêts économiques et politiques dans la région du Golfe, qui assure le cinquième des approvisionnements du monde en pétrole.

Ultime tentative

Or l'administration du président Donald Trump a émis jusqu'ici des signaux contradictoires face à la crise du Golfe. Si le président américain a semblé apporter son soutien tacite à l'isolement du Qatar, qu'il a accusé publiquement d'avoir "financé le terrorisme à un très haut niveau", son chef de la diplomatie a dès le départ adopté une stratégie de neutralité.

L'analyste koweïtien Abdallah al-Shayeji estime que la tournée de M.Tillerson témoigne d'un sérieux engagement des États-Unis à régler la crise. "C'est une ultime tentative pour sauver la situation et essayer de résoudre la crise qui a des incidences sur la stabilité régionale, la lutte antiterroriste et la campagne contre l'EI", ajoute-t-il à l'AFP. Il admet toutefois qu'un succès ne sera possible que si les deux parties font des concessions substantielles.

Pour Neil Partrick, un spécialiste des affaires du Golfe, la mission de M. Tillerson n'aura d'impact que si les dirigeants de la région "croient que le secrétaire d'État est pleinement soutenu par le président Trump".

AFP/VNA/CVN

 

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