16/11/2016 14:48
Le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, a lancé un vibrant appel à renforcer la lutte contre le réchauffement climatique aux chefs d'État réunis mardi 15 novembre à Marrakech (Maroc), mais aussi au futur président américain Donald Trump, dans tous les esprits depuis le début de la COP22.
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Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à la conférence sur le climat de Marrakech, le 14 novembre au Maroc.
Photo : AFP/VNA/CVN

Ban Ki-moon, qui assistait à sa 10e et dernière conférence sur le climat, a "appelé tous les pays à renforcer leurs ambitions" en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

"Nous n'avons pas le droit de jouer avec le sort des générations futures ou de mettre en péril la survie des autres espèces qui partagent notre planète", a-t-il martelé, en ouverture de la réunion des chefs d'État ou de gouvernement.

Le secrétaire général des Nations unies avait auparavant exprimé, devant la presse, son "espoir" que Donald Trump "comprenne l'urgence de l'action sur le climat".

Devant ses homologues, le président français François Hollande a appelé les États-Unis à "respecter les engagements" pris dans le cadre de l'accord de Paris scellé fin 2015.

"Ce n'est pas simplement leur devoir, c'est leur intérêt, celui de la population américaine", a-t-il dit à la tribune, très applaudi, sous le regard de Laurent Fabius, l'ancien ministre des Affaires étrangères, qui présida la COP21 dans la capitale française.

Quelque 80 chefs d'État ou de gouvernement avaient fait le déplacement mardi 15 novembre à la 22e conférence sur le climat de l'ONU, une semaine après l'élection du très climato-sceptique Donald Trump.

Parmi eux, la présidente chilienne Michelle Bachelet, les émirs du Koweit et du Qatar et de nombreux Africains, accueillis par M. Ban et par le roi du Maroc Mohammed VI.

Le réchauffement est "le plus grand défi de notre temps et nous attendons que les Etats-Unis continuent à conduire" ce combat, a exhorté Taneti Maamau, président de Kiribati, archipel du Pacifique menacé par l'élévation des océans.

"Nous sommes à un carrefour et nous ne pouvons revenir en arrière", a prévenu le président des Seychelles, Danny Rollen Faure : "Le changement climatique affecte tout le monde, de Marrakech à Miami, de Port Victoria à Paris".
 
AFP/VNA/CVN
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