11/06/2017 10:07
L’agriculture vietnamienne est entrée dans l’ère du high-tech. Un choix nécessaire pour accroître les rendements et la qualité des produits, ainsi que partir à la conquête des marchés exigeants.
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L’agriculture vietnamienne contribue plus que notablement au PIB national. Chaque année, les exportations de riz, café, poivre, thé, noix de cajou... dégagent d’importants revenus pour le pays. Et dans les politiques économiques nationales, l’agriculture et les agriculteurs font l’objet de préoccupations systématiques et constantes.

L’application de technologies avancées dans la production agricole permet une productivité et une qualité bien plus élevées.  
Photo : Hoàng Nhi/VNA/CVN

L’agriculture est un des piliers, sinon le pilier de l’économie vietnamienne. La conjoncture actuelle de hausse des coûts de production, de baisse des rendements et de diminution des terres arables, qui freine le développement de ce secteur, conduit inévitablement à la recherche d’une agriculture de hautes technologies. Pour ce, le pays doit bien former ses agriculteurs et développer les cultures biologiques, génératrices de revenus élevés.

En 2020, les produits agricoles high-tech devraient représenter de 10% à 15% de la production nationale. Il est nécessaire d’accélérer l’application des technologies avancées afin d’obtenir des produits de haute qualité, d’une plus grande valeur économique, et qui soient capables de passer les barrières des marchés exigeants.

Dix zones agricoles high-tech d’ici à 2030

Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (MADR) a tout récemment publié l’ensemble des critères de qualification d’un projet agricole high-tech et d’un projet de production agricole propre. Pour le premier, il doit d’abord être implanté dans une des zones de hautes technologies aménagées par les comités populaires des villes et provinces de ressort central. Il doit ensuite posséder une licence de production propre attribuée par le MADR aux fins de certification de produits de haute qualité respectant l’environnement. Concernant le second, il doit obligatoirement obtenir des licences d’hygiène et de sécurité alimentaires, ainsi qu’une certification de bonnes pratiques agricoles telles que VietGap, GlobalGAP, ASC ou IMC...

En suite de l’entrée en vigueur en 2009 de la loi sur les hautes technologies, le gouvernement a promulgué en 2012 la décision 1895 ratifiant le programme d’application de hautes technologies dans l’agriculture, puis la décision 575 sur l’aménagement des zones agricoles high-tech pour 2020 et sa vision pour 2030. Ces textes constituent la base juridique permettant aux localités de créer et de généraliser différents modèles, régions et zones high-tech, ainsi que d’inciter les entreprises à y investir.

Dans l’aménagement global des zones agricoles de hautes technologies pour 2020 et vision pour 2030, outre les deux zones agricoles high-tech de Hâu Giang (Sud) et Phu Yên (Centre), huit autres seront créées à Thai Nguyên, Quang Ninh (Nord), Thanh Hoa, Khanh Hoà (Centre), Lâm Dông (hauts plateaux du Centre), Hô Chi Minh-Ville, Binh Duong et Cân Tho (Sud). Les zones high-tech spécialisées dans la filière café se situeront dans le Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre), le Tây Bac (Nord-Ouest) et dans le Centre septentrional, celles du thé, à Thai Nguyên et à Lâm Dông. Celles du fruit du dragon, à Binh Thuân (Centre), celles des légumes, à Lào Cai, Hanoï, Hai Phong, Hô Chi Minh-Ville et Lâm Dông, celles des fleurs, à Lào Cai, Hanoï et Hô Chi Minh-Ville, et celles des fruits, dans le Nam Bô (Sud) oriental et le delta du Mékong.

Les zones de hautes technologies d’élevage bovin seront principalement à Son La, Hanoï, Nghê An et Lâm Dông, celles d’élevage porcin, dans le delta du fleuve Rouge et la région du Nam Bô oriental. Celles d’aviculture, dans le delta du fleuve Rouge, le Centre septentrional et le delta du Mékong. Celles de pénéïculture, dans le delta du fleuve Rouge, le Centre septentrional, le littoral du Centre méridional, le Nam Bô oriental et le delta du Mékong. Selon les orientations, ces dix zones seront en activité d’ici à 2030.

Cette année, la première priorité des banques revient à l’agriculture propre
et de hautes technologies. 
Photo : Trân Viêt/VNA/CVN

Soutien financier à l’agriculture high-tech

Cette année, la Banque d’État du Vietnam (BEV) maintient sa priorité d’octroi de crédits aux secteurs définis il y a quelques années, en tout premier lieu l’agriculture propre et de hautes technologies. En application d’une directive du début février 2017 du Premier ministre Nguyên Xuân Phuc, qui définit une enveloppe de crédit de 100.000 milliards de dôngs au soutien au développement d’une agriculture de hautes technologies, la BEV a organisé immédiatement une réunion avec les banques commerciales, qui ont des encours de crédit élevés avec le secteur agricole. Elle a par ailleurs introduit dans son plan d’action de 2017 l’intensification de l’octroi de crédits dans ce segment.

Les banques commerciales soutiennent largement la directive du chef du gouvernement. Elles s’engagent à fournir des crédits à des taux d’intérêt très raisonnables aux projets d’agriculture utilisant des hautes technologies, jusqu’à hauteur d’un peu plus de 100.000 milliards de dôngs, a déclaré le vice-gouverneur de la BEV, Nguyên Dông Tiên. Concrètement, la Banque de l’agriculture et du développement rural (Agribank) a réservé une enveloppe de 50.000 milliards de dôngs pour l’agriculture propre, dont 400 milliards déjà accordés. Kienlong Bank, Lienviet Post Bank et la Banque du commerce extérieur du Vietnam (Vietcombank) en ont annoncé chacune une de 10.000 milliards de dôngs.

Thê Linh/CVN


 
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